LE TCHAD AGRESSE LA CENTRAFRIQUE

POUR LE COMPTE DE PARIS LE TCHAD AGRESSE LE CENTRAFRIQUE

Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2026 la ville d’Am Dafok, une localité frontalière stratégique dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine, a été la cible d’une attaque bien coordonnée de groupes armés contre des positions des Forces armées centrafricaines (FACA) et le camp de la MINUSCA.

Selon les autorités sécuritaires, les assaillants étaient constitués d’une coalition de bandes rebelles (FPRC, MDRPC), appuyée par des éléments de l’armée française basés au Tchad. Le bilan provisoire de l’attaque annonce une dizaine de morts et plus de 20 blessés. Il ajoute qu’au moins trois Casques bleus (du contingent tanzanien) ont été blessés et évacués.

Les câbles d’intelligence et de contre-espionnage de la région rapportent que les assaillants ont reçu une formation au maniement des armes par les soldats français localisés dans la base de l’armée tchadienne située dans la localité de Tissi. Il s’agit d’un poste stratégique des forces armées tchadiennes (ANT) dans la région du Dar Sila, à la frontière trilatérale entre le Tchad, le Soudan et la République centrafricaine. En raison de sa localisation isolée, cette zone frontalière est régulièrement le théâtre de plusieurs affrontements impliquant des groupes rebelles et des tensions régionales.

Les mêmes sources rapportent que le Président Kaka Déby Itno est personnellement informé des récents développements de la situation sécuritaire dans la localité, qu’il aurait marqué son accord et aurait désigné un état-major restreint qui coordonne les opérations avec les groupes rebelles. Une perspective qui, si elle se confirme, pourrait constituer un cocktail explosif pour l’ensemble des pays de la région.

Le paradoxe est immense car une année seulement après avoir été chassée en grandes pompes de sa base militaire au Tchad, la France marque son retour dans le pays de façon fort éloquente. Pis, Paris mise désormais sur sa nouvelle relation privilégiée avec le Président Kaka Déby Itno pour relancer son projet de déstabilisation du Centrafrique, comptant sur une rébéllion armée pour renverser le régime du Président Touadéra.

L’information crée un tôlé dans la sous-région Afrique Centrale où l’on croyait la France jetée aux calendes grecques avec la montée en puissance de revendications panafricanistes au sein des populations, gagnant progressivement les centres de décision politique de la CEMAC. En effet, sous-couvert d’un « partenariat revitalisé, fondé sur le respect mutuel et des intérêts partagés », Paris et Ndjamena ont négocié une nouvelle coopération militaire qui pourrait permettre à la France de se réinstaller dans l’un de ses principaux points d’ancrage historiques sur le continent. Une séquence qui illustre la volonté de Paris de redéployer les réseaux de la Françafrique malgré les revers essuyés ces dernières années.

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