RDC-RCA : Un pont sur l’Ubangui pour relier Zongo et Bangui dès 2026

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La République démocratique du Congo (RDC) et la République centrafricaine (RCA) franchiront bientôt une étape historique dans leur coopération transfrontalière avec la construction d’un pont sur la rivière Ubangui, reliant les villes de Zongo (RDC) et Bangui (RCA). Les travaux, financés par la Banque africaine de développement (BAD), devraient débuter en 2026, a confirmé une délégation de la BAD en mission à Zongo. 

Un projet stratégique pour la sous-région

Actuellement, les échanges entre Zongo et Bangui, deux villes jumelées séparées par l’Ubangui, dépendent essentiellement de pirogues et de bacs, rendant les traversées longues et parfois périlleuses. Le futur pont, dont les études préparatoires sont en cours, facilitera non seulement la circulation des personnes et des marchandises, mais aussi l’intégration économique entre les deux pays. 

Billy Tshibambe, chef de la Cellule Infrastructures de la BAD, a rencontré jeudi 3 juillet le maire de Zongo, Arthur Nguma, pour évoquer l’avancement du projet. « Nous sommes venus visiter le site et finaliser les préparatifs. L’accord de financement sera signé l’année prochaine, permettant le lancement des travaux », a-t-il déclaré. 

Un financement porté par la BAD

La Banque africaine de développement, principal bailleur du projet, joue un rôle clé dans la concrétisation de cette infrastructure, qui s’inscrit dans le cadre de son programme de développement des corridors économiques en Afrique centrale. Ce pont devrait dynamiser les échanges commerciaux entre la RDC et la RCA, deux pays aux économies complémentaires mais encore insuffisamment connectées. 

Analyse : Un pas vers l’intégration régionale

Ce projet illustre les efforts croissants pour désenclaver l’Afrique centrale, une région où le manque d’infrastructures routières entrave le commerce et la libre circulation. En reliant directement Bangui, capitale enclavée de la RCA, à Zongo, ville congolaise frontalière, ce pont pourrait réduire significativement les coûts de transport et stimuler les activités économiques locales. 

Cependant, des défis persistent, notamment en matière de coordination binationale et de sécurisation des zones frontalières, parfois minées par l’instabilité. Si le calendrier est respecté, ce pont pourrait devenir un symbole de la coopération transfrontalière en Afrique centrale, à l’image du pont de Kazungula entre la Zambie et le Botswana. 

Les prochaines étapes, notamment la signature de l’accord de financement et le choix des entreprises contractantes, seront déterminantes pour la réussite de ce projet tant attendu par les populations locales. 

Roger BIÈRE.

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