Présidentielle RCA : Dologuélé, le pion de Paris pour 2025 ?

Afrika Time N°10 du 09092025

DOLOGUELE : LE CHEVAL DE TROIE DE L’INGERENCE FRANCAISE A LA PROCHAINE PRESIDENTIELLE EN CENTRAFRIQUE

Pendant que les autorités centrafricaines croient fumer à nouveau le calumet de la paix avec leurs homologues françaises, la machine impérialiste de l’Elysée tourne à plein régime. Cette dernière échafaude des plans, manigance malicieusement, à l’effet de reprendre le contrôle total du pays pour en faire un éternel enclos néocolonial, destin étrange que lui a toujours réservé la métropole. Pour y parvenir, Paris compte sur ses larbins locaux, toujours aussi fidèles, loyaux ou, tout simplement serviles dans cette entreprise des plus abjectes.

Dans cette option recolonisatrice, les stratèges français imaginent certainement déjà le retour de la crise dans le pays via le spectre des classiques revendications post – électorales. Un scénario qui, même s’il n’est pas neuf, conserve toujours cette efficacité redoutable d’engager les populations dans des actions subversives qu’elles estiment poser de façon légitimes en suivant un idéal de justice, une hypothétique « victoire volée ».

A l’approche des présidentielles, les serviteurs de Paris qui avaient pris l’habitude de la double nationalité pour optimiser leur exil doré en terre française après des crimes sur le territoire centrafricain, constatant que la barrière constitutionnel exigeait désormais un changement d’attitude, feignent de vouloir se conformer à la loi. Car selon la Constitution de 2023, seuls les Centrafricains d’origine, n’ayant que la nationalité centrafricaine, peuvent se présenter à la présidence.

Ainsi, des franco-centrafricains comme l’ex-premier ministre Anicet-Georges Dologuélé, ont annoncé lundi 1er septembre à l’AFP avoir renoncé à la nationalité française pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle du 28 décembre. Selon lui, cette décision, prise « avec beaucoup de peine, marque un tournant dans (sa) vie politique », se déclarant en outre « fier » d’avoir porté la nationalité française.

« Il ne fait l’ombre d’aucun doute que mon ambition est de diriger mon pays », a déclaré à l’AFP celui qui se présente comme « chef de file de l’opposition » mais n’a pas officiellement encore annoncé sa candidature.

Une rétrospective de la dernière participation de ce candidat rappelle qu’il avait effectivement tenté de paralyser le pays avec des contestations infondées des résultats après la brillante victoire du Président Faustin Archange Touadéra. D’ailleurs, dans un communiqué rendu public par son équipe de campagne, il avait déclaré : « Je ne reconnais donc pas ces résultats provisoires et  déposerai un recours auprès de la Cour Constitutionnelle ».

Et sans surprise, il avait averti : « Je m’associerai également à toute action de mes collègues candidats à l’élection présidentielle, pour dénoncer  les conditions calamiteuses dans lesquelles ces élections ont été organisées ».

L’objectif étant de paralyser le pays par des manifestations populaires et le replonger dans le chaos. Et dans la suite logique de cette démarche, le même Dologuélé présidait, le 25 septembre 2023 à Paris, une rencontre du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution, BRDC, un regroupement des partis politiques de l’opposition réunis en vue de défendre la Constitution du 30 mars 2016, organisation alliée aux groupes terroristes qui sévissent encore dans quelques localités du pays, en vue de dénoncer le pseudo « verrouillage des institutions », et la pseudo « répression systématique » en RCA.

Ce jeu d’alliance avec des forces, affiliées à la diplomatie sous-terraine de Paris, et qui utilisent des mécanismes peu orthodoxes dans leur volonté de conquête du pouvoir en Centrafrique amène les experts à douter de la sincérité de l’ex-Premier Ministre Dologuélé à reconnaitre les résultats des prochaines élections présidentielles. Pour eux, ce conglomérat laisse subodorer l’existence d’un plan secret de révolution de couleur avec pour objectif un changement de régime.

Le Président Faustin Archange Touadéra, ainsi que l’ensemble de la classe politique républicaine centrafricaine devrait garder un œil vigilant sur ce type de personnage politique dont l’assujettissement au pouvoir de Paris et aux méthodes de la barbouzerie française en Afrique laisse planer le spectre d’une déstabilisation post-électorale dans le pays. Pour mieux y parer, les services sécuritaires doivent pleinement rester mobilisés autour, pendant et après le scrutin en impliquant les leaders de la société civile et des communautés traditionnelles locales dans le renseignement prévisionnel.

Quant au peuple Centrafricain, il doit encore faire preuve une fois de plus de maturité politique en préservant les acquis sous le magistère du quanticien de Bangui en ne prêtant pas l’oreille à ces entrepreneurs de la mort qui servent les intérêts des puissances étrangères en utilisant leur pays comme simple monnaie de change.

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