
Le Cameroun observe depuis 2020, des tensions persistantes entre les proches du secrétariat général de la présidence et le ministre d’Etat, ministre de la Justice Garde des sceaux et Vice président du CSM, Laurent Esso, dans l’avancement des magistrats et créant des perturbations au sein de l’appareil judiciaire.
Selon des sources, au coeur de cette situation, une lutte discrète se joue entre le ministre de la Justice, Laurent Esso, et deux personnalités proches du secrétaire général de la présidence de la République : Jean Claude Awala Wodougue, conseiller juridique de Paul Biya depuis 2021, et Abel Minko Minko, secrétaire permanent du CSM depuis juin 2021.
Selon notre source, après avoir rejeté de son Ministre d’Etat, toutes les propositions de nomination formulées par le ministre de la Justice Garde des Sceaux, le président Paul Biya aurait également désapprouvé une liste de nominations préparées par les deux proches de son secrétaire général. Après plusieurs jours d’examen du document le président aurait apposé une annotation sur le document, laissant transparaître son mécontentement : « Je pense que j’ai encore un ministre de la justice dans ce pays ».
En renvoyant dos a dos les deux propositions, le Président Paul Biya confirme ainsi la paralysie du Conseil supérieur de la magistrature, soulevant des inquiétudes quant à l’indépendance du système judiciaire et à l’avancement des magistrats.
Les dissensions internes, illustrées par le rejet des nominations, reflètent un climat politique complexe qui impacte directement le fonctionnement de l’appareil judiciaire au Cameroun.
En effet ces dissensions cachent surtout des enjeux majeurs dont la justice semble le point d’achoppement. Les Ministres d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République et ministre de la Justice Garde des sceaux essayant chacun d’instrumentaliser l’institution judiciaire dans les batailles de positionnement et la guerre de succession.
Des dossiers cruciaux comme la gestion très controversée des fonds Covid par la task force pilotée directement par le Ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République, reste encore non élucidée. C’est également le cas dans l’affaire de vastes détournements de deniers public liés à la construction des infrastructures de la Coupe d’Afrique des Nations de 2022 où opérait encore le même secrétariat général est encore cite.







